The Big Shift

Déconnexion, hyper connexion : le nouveau défi des managers : Peut-on vraiment récupérer lorsque les notifications nous suivent partout ?

Rédigé par The Big Factory Team | 25 août 2026, 08:33:36

 

Alors vous avez pris des vacances cet été ? Vous avez réussi à déconnecter ? Parce que prendre des vacances aujourd’hui ne signifie plus forcément se reposer. Avec nos smartphones, les messageries instantanées et les visioconférences notre capacité à déconnecter a été totalement modifiée.

Les études internationales sur les vacances et la récupération montrent que pendant les congés le niveau de stress et la fatigue mentale diminuent ; la qualité du sommeil s'améliore et le bien-être augmente.

Toutefois ces bénéfices sont fortement réduits lorsque les salariés restent connectés à leur activité professionnelle. Des travaux Américains ont montré que le plus important en période de congés n'est pas la durée mais la qualité de la déconnexion. En effet sans déconnexion il y a surcharge psychologique et la surcharge augmente les risques d'épuisement professionnel, de désengagement, d'erreurs et de troubles de santé.

En fait cette question fait souvent réagir car elle touche une réalité que beaucoup de managers et de collaborateurs vivent aujourd'hui : être en vacances ne signifie pas toujours être au repos.

La qualité de la récupération est donc primordiale dans la performance individuelle et cette approche transforme progressivement les pratiques managériales et les politiques RH.

Sur la qualité de récupération le manager a un rôle déterminant. C’est lui qui doit en premier lieu respecter le droit à la déconnexion ; éviter les sollicitations pendant les congés, valoriser la récupération et surtout montrer l'exemple.

Parce qu’un manager ne doit pas créer seulement les conditions de la performance, il doit aussi créer les conditions de la récupération pour que l'engagement ne s'épuise pas.

Toutefois c’est la culture d'entreprise qui influence directement la capacité des collaborateurs à se reposer réellement. Dans un monde où les frontières entre vie professionnelle et vie personnelle sont de plus en plus poreuses, les organisations ont 4 défis majeurs :

L’hyper connexion et la difficulté à déconnecter : Les outils numériques nous permettent une flexibilité précieuse, mais ils rendent aussi plus difficile la véritable coupure avec le travail. Combien de collaborateurs consultent leurs mails pendant leurs congés « juste pour vérifier qu'il n'y a rien d'urgent » ou pire répondent aux urgences qui n’en sont pas vraiment ? Et souvent cette disponibilité permanente est considérée par l’entreprise comme un signe d’engagement

Les risques de fatigue chronique et d'épuisement qui sont la plupart du temps sous-estimé. La fatigue ne disparaît pas toujours juste après une bonne nuit de sommeil. Lorsqu'elle s'installe durablement, elle peut devenir chronique et altérer progressivement la concentration, la créativité, la qualité des décisions et les relations avec les autres. Sans véritable période de récupération le risque d'épuisement professionnel augmente et l'engagement finit par s'affaiblir.

L’obligation pour les managers de donner l'exemple en étant les premiers ambassadeurs du droit au repos. Les règles ne suffisent pas à créer une culture de la déconnexion. Une fois les règles établies ce sont les comportements des managers qui doivent donner l’exemple. Un responsable qui envoie des e-mails le soir, répond pendant ses vacances ou valorise implicitement la disponibilité permanente transmet un message contradictoire. À l'inverse, un manager qui prend réellement ses congés, respecte ceux de son équipe et encourage chacun à déconnecter montre que le repos fait partie intégrante d'une performance durable.

Faire de la récupération un élément de la culture d'entreprise car certaines organisations ne considèrent plus le repos comme une simple obligation légale. Elles l'intègrent dans leur manière de travailler : limitation des sollicitations inutiles, respect du droit à la déconnexion, charge de travail réaliste, encouragement à prendre l'ensemble de ses congés, sensibilisation des managers… La récupération devient alors un investissement au service de la santé des collaborateurs, mais aussi de la créativité, de l'innovation et de la performance collective.

En résumé les entreprises les plus avancées comprennent désormais que le « vrai » repos n'est pas l'opposé de la performance mais l'une des conditions. Et elles ne cherchent plus seulement à optimiser le travail, mais aussi la qualité de la récupération, de la déconnexion et du temps libre. C’est d’ailleurs une des grandes évolutions du management moderne.

La véritable question n'est peut-être plus : "Combien de temps travaillons-nous ?" mais plutôt : "Sommes-nous capables de récupérer suffisamment pour continuer à apprendre, innover et nous engager durablement ?". Il reste du chemin à faire mais la prise de conscience est déjà la première étape du parcours…

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